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Diego Zorrilla: « La traite des personnes est un crime odieux qui se nourrit des inégalités »

Etat des lieux et mécanisme national de référencement »

 

Monsieur le Ministre, Représentant du Président de la République,

Monsieur le Ministre de la Justice,

Madame La Présidente de l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes (INLTP) ,

Monsieur le Représentant du Conseil de l’Europe,

Monsieur le Représentant de Avocats sans frontières,

Mesdames et messieurs les Ambassadeurs dans la salle,

Mesdames et messieurs les représentants de l’Assemblée des représentants du peuple,

Mes collègues, chefs d’agences des Nations Unies, particulièrement les 4 agences directement impliquées dans le soutien à l’INLTP : le Haut-Commissariat aux Droits de l’homme (HCDH), l’Organisation internationale pour les Migrations, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD),

Chers invités,

Merci de votre présence. Je suis le cinquième intervenant et je pense que vous êtes impatients d’écouter l’intervention de Madame Raoudha Laabidi au sujet du rapport d’activité de l’INLTP. Je vais donc être très bref. Je vais tout d’abord féliciter Monsieur le Président de la République pour avoir nommé cette date tellement importante – le 23 janvier – comme fête nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage en Tunisie. Il est important de reconnaître, au-delà de sa valeur historique et symbolique, le caractère phare de cet événement dans le monde arabo-musulman et dans le concert des nations. Cela permet aussi de concentrer les efforts de sensibilisation sur la permanence du phénomène contemporain de la traite des personnes. Je pense donc que c’est une excellente initiative.

La traite des personnes est un crime odieux qui se nourrit des inégalités et nourrit à son tour les inégalités. Les Nations Unies, à travers la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le Développement durable – le grand agenda de développement de l’humanité – travaille justement sur la réduction des inégalités avec une focalisation particulière sur les personnes les plus vulnérables, et c’est la grande promesse de l’Agenda 2030 : Leave no one behind – ne laisser personne de côté.

Les Etats membres des Nations Unies se sont aussi dotés d’un cadre normatif et d’un cadre législatif au niveau international — qui ont déjà été cités dans les interventions précédentes. Il s’agit notamment de la Convention contre la criminalité transnationale organisée et son protocole additionnel qui visent à prévenir les cas de traite des personnes, protéger les victimes et pénaliser les auteurs de la traite. Nous nous félicitons du fait que la Tunisie ait ratifié ces deux instruments. Par ailleurs, je cite le travail de la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage qui relève d’un mécanisme spécial du Conseil des droits de l’homme ayant pour objectif de mettre en lumière la situation sur certains droits.

En 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le Plan d’action mondial pour la lutte contre la traite des personnes, exhortant les gouvernements à prendre des mesures concertées et concrètes pour contrer ce fléau.

Nous nous félicitons donc du fait que tous ces instruments soient à la disposition de la Tunisie et du travail que nous menons régulièrement avec l’INLTP et aussi avec l’ARP pour l’avancement d’autres instruments législatifs importants comme la loi contre la discrimination raciale – et c’est encore une fois une occasion de féliciter la Tunisie d’avoir été le premier pays de la région à s’être doté d’une loi contre la discrimination raciale.

Dans notre travail quotidien avec l’INLTP, nous appuyons les 4 axes cités par Monsieur le Ministre et Représentant du Président de la République, à savoir : la prévention, la protection, les poursuites et les partenariats.

Nous devons faire, collectivement, un grand effort de communication et c’est pour cela que ce mécanisme de référencement [dont il est question aujourd’hui] est tellement important pour que les victimes potentielles soient au courant de toutes les mesures qui existent pour leur protection.

Nous devons aussi faire un grand effort de plaidoyer et continuer à appuyer la coopération entre tous les acteurs nationaux et aussi avec les instances internationales, la Rapporteuse spéciale et les mécanismes de coopération Sud-Sud.

Félicitations, Monsieur le Ministre et Madame la Présidente, pour avoir commencé cette année 2019 avec tellement d’énergie. Je considère que cette année devra être pour l’INLTP, ce qu’elle doit être pour les autres instance, l’année de la consolidation des acquis. Les Nations Unies se tiendront à vos côtés.

Merci.

 

 

 

 

 

 

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