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Brexit: la Commission européenne prête à passer à l’étape suivante

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La Commission a recommandé le passage à la 2e phase des négociations avec le Royaume-Uni. Michel Barnier envisage un accord commercial semblable à celui avec le Canada.

Bruxelles et Londres enfin d’accord. La Commission européenne, qui mène les négociations du Brexit au nom de l’UE à 27, a estimé ce vendredi que des « progrès suffisants » ont été atteints sur les conditions du divorce avec le Royaume-Uni, ouvrant la porte à l’ouverture de la deuxième phase de négociations sur la future relation.

 

« Si les 27 États membres acceptent notre évaluation, nous, la Commission européenne et notre négociateur en chef Michel Barnier, sommes prêts à entamer immédiatement les travaux de la deuxième phase des négociations, a précisé Jean-Claude Juncker. La Commission européenne a aujourd’hui recommandé au Conseil européen de conclure que des progrès suffisants avaient été accomplis au cours de la première phase des négociations au titre de l’article 50 avec le Royaume-Uni. »

En superposant « les lignes rouges britanniques » avec les différents modèles possibles, il reste une seule possibilité, « le ‘free trade agreement’ sur le modèle du Canada », a indiqué Michel Barnier. Le traité de libre échange entre le Canada et l’UE (Ceta), approuvé en février 2017 par le Parlement européen, avait été négocié pendant sept ans. « Nous savons tous que se séparer est dur mais se séparer et construire une nouvelle relation est encore plus dur », a prévenu le président du Conseil de l’UE Donald Tusk.

Pas de frontière dure en Irlande

Ce premier « accord » trouvé entre Bruxelles et Londres fait l’objet d’un « rapport conjoint » de 15 pages, déjà publié, qui décline les éléments concernant les trois dossier prioritaires: la gestion de la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord, le règlement financier de la séparation et les droits des citoyens expatriés.

La Commission assure que « les citoyens de l’Union vivant au Royaume-Uni et les citoyens britanniques installés dans l’UE à 27 conserveront les mêmes droits une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’UE », une garantie attendue par les quelque 3 millions de personnes concernées. Réciproquement, les droits d’environ un million de Britanniques résidant dans le reste de l’UE seront aussi préservés.

Ces derniers jours, les négociations avaient buté sur la question de la frontière entre l’Irlande et l’Ulster. « En Irlande du Nord, nous garantirons qu’il n’y aura pas de frontière dure », a assuré Theresa May lors de la conférence de presse commune avec Jean-Claude Juncker.

Une facture « équitable »

Quant à la facture du Brexit, elle a souligné qu’elle serait « équitable » pour les contribuables britanniques. Les deux camps se sont accordés sur une « méthodologie », pas sur un chiffre final. La somme est estimée entre 45 et 55 milliards d’euros selon des sources européennes.

Theresa May commençait à être à court de temps pour obtenir le feu vert des Européens sur les principales modalités du divorce, et ainsi passer aux négociations commerciales. Une deuxième phase réclamée avec insistance par Londres. (420)

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