mercredi , novembre 22 2017
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Vous pensez que vous pouvez écrire ou parler au téléphone lorsque vous conduisez ? Pas sûr que votre cerveau soit d’accord avec vous !

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La plupart des gens croient être capable d’accomplir efficacement deux tâches différentes au même moment. Cependant, de nombreuses recherches prouvent que le cerveau n’est pas multitâche. Et pour cause, à chaque fois que notre cerveau est amené à effectuer différentes actions de façon simultanée, son fonctionnement devient plus lent et moins précis. Ainsi, bien que beaucoup de gens prétendent qu’ils sont capables de parler en toute sécurité au téléphone pendant qu’ils conduisent leur voiture, la science nous apprend le contraire et qu’à chaque fois qu’un conducteur devient distrait, cela peut avoir des conséquences désastreuses. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 1,25 million de personnes meurent chaque année dans des accidents de la route. Pas moins de 94% de ces accidents sont provoqués par une erreur du conducteur. Les experts ont identifié quatre grandes catégories de situations où les conducteurs, en baissant leur attention, augmentent le risque de générer des accidents graves : 1. Distraction visuelle : tout ce qui peut amener un conducteur à détourner ses yeux de la route, comme par exemple lorsqu’il procède à la lecture d’un SMS sur un téléphone… 2. Distraction auditive : des sons trop bruyants (musique trop forte par exemple au sein d’une voiture) peuvent empêcher le conducteur d’écouter et de se concentrer sur les sons liés à la circulation tels que les sirènes d’ambulance ou les klaxons des autres automobilistes… 3. Distraction manuelle : il s’agit de toute action empêchant un conducteur de garder ses deux mains sur le volant, comme par exemple lorsqu’il boit, mange ou allume une cigarette… 4. Distraction cognitive : lorsque la concentration se trouve réduite à la suite d’une grande fatigue par exemple ou de la prise de médicaments… Selon la nature des tâches que l’on effectue, le cerveau se trouve sollicité ou pas, avec une charge cognitive qui diffère à chaque fois. Se coucher sur une plage par exemple pour bronzer nécessite des niveaux très bas de concentration. En revanche, conduire un véhicule suppose une activité cognitive très élevée, car les conditions et le contexte dans lequel évolue le véhicule, changent régulièrement. Le cerveau se trouve donc toujours très sollicité lorsqu’il s’agit de conduire. Matt Gerlach est l’un des instructeurs de conduite les plus expérimentés de Ford. Il a passé les 10 dernières années à former des ingénieurs pour devenir des pilotes experts au sein du centre d’essais de Ford en Australie. « J’ai formé des centaines de conducteurs au cours des années et, d’après mon expérience, je dirais que la conduite routière normale nous fait utiliser environ 85 % de notre charge mentale », nous explique-t-il. Et de poursuivre : « le fait d’envoyer un SMS, de prendre une photo ou même d’avoir une conversation avec un passager pendant que l’on conduit peut ne pas sembler être une chose très difficile à faire à priori, mais il peut arriver à ce moment que notre cerveau soit déconcentré, et c’est dans ces conditions que surviennent les accidents ». En tant que conducteur de test hautement qualifié, Matt Gerlach est souvent amené à pousser des véhicules Ford jusqu’aux dernières limites de leur capacité, bien au-delà de ce qu’un conducteur moyen est généralement amené à faire. De fait, Gerlach est souvent à la limite de la charge cognitive de son cerveau. « Vous utilisez déjà 85% de votre charge cognitive lors de la conduite, ce qui suppose que votre esprit n’a plus la capacité de faire autre chose que de… conduire ! Peu importe qui vous êtes, que vous soyez un professionnel du volant ou que vous conduisiez de façon ponctuelle, si vous admettez que votre charge cognitive se trouve presque à son maximum lorsque vous conduisez, cela fera de vous un conducteur beaucoup plus prudent et donc plus sûr ! « , ajoute Gerlach. L’usage du téléphone au volant pendant la conduite fait partie des principales causes de collisions. Etant donné qu’une voiture voyageant à 100 km/h parcourt près de 390 mètres en 14 secondes, cela représente à peu près le temps moyen requis pour prendre un selfie !   Que faut-il faire alors ? Il existe plusieurs réflexes que tous les conducteurs devraient adopter afin de réduire les risques d’erreur liés à la déconcentration ou à la distraction pendant qu’ils conduisent : 1.    Lorsque vous êtes au volant, concentrez-vous uniquement sur le fait de conduire et évitez toute distraction qui pourrait être potentiellement dangereuse : les experts et les études effectuées restent clairs quant à leur évaluation des dangers hypothétiquement mortels pour les conducteurs, pour les passagers ou pour les piétons, et qui augmentent considérablement à chaque fois qu’une petite partie de notre attention se trouve détournée de la route.  2. Développez votre champ de vision : « généralement, les gens ne regardent pas assez loin devant le véhicule qu’ils conduisent », explique Gerlach. « Ils ont tendance à se concentrer uniquement sur ce qui se trouve juste devant la voiture plutôt que de porter leur attention aussi sur ce qui se passe plus loin. Même avec peu de pratique, vous pouvez déjà commencer à visualiser une plus grande portion de la route qui se trouve devant vous », poursuit-il. 3. Évitez de conduire lorsque vous êtes fatigués ou si vous avez sommeil : le fait que nos capacités mentales et physiques diminuent en raison de la fatigue ou sous l’influence de médicaments n’est un secret pour personne. Si l’on est reposé et parfaitement éveillé, cela améliorera considérablement nos temps de réponse et notre concentration au volant. Petit rappel en chiffres !  390 : c’est le nombre de mètres que vous parcourez en 14 secondes lorsque vous roulez à une vitesse de 100 km/h.94 : il s’agit du pourcentage d’accidents de la circulation mortels entrainés par une erreur du conducteur.37 : c’est le pourcentage par lequel notre capacité de conduire se trouve réduite lorsque l’on parle au téléphone.14 : il représente le nombre moyen de secondes nécessaires pour se prendre en selfie !1 : il s’agit du nombre de tâches sur lesquelles le cerveau humain peut se concentrer pleinement à la fois !  Source : Département américain des Transports (États-Unis) (120)

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